Mise en situation #1Donc! Josée et Zoé! Josée est une femme de 52 ans. Elle vit une vie paisible et a eu une belle enfance. Elle est divorcée depuis 10 ans, mais en bons termes avec le père de ses deux enfants. Zoé, la plus vieille de Josée, a 28 ans. Marie, la plus jeune de Josée, a 24 ans. Elle a un copain depuis un peu plus d'un an. Marie a déménagé chez son copain, il y a 4 mois. Depuis qu’elle a déménagé, Josée a de la difficulté à avoir des nouvelles de sa fille. Ça fait trois jours que Josée essaie de joindre Marie, mais celle-ci ne répond pas. Josée commence à avoir des doutes que quelque chose cloche. Elle décide d’appeler la grande sœur de Marie, Zoé, pour voir si elle, elle a eu des nouvelles dans les derniers jours.
[[ SUIVANT]]
Zoé : Salut maman!
Josée : Salut cocotte, comment ça va?
Zoé : Ça va et toi?
Josée : Oui ça va. Zoé, je t’appelle pour savoir si tu as eu des nouvelles de ta sœur dans les derniers jours. Ça fait 3 jours que j’essaie de lui téléphoner et je tombe toujours sur le répondeur.
Zoé : …
Josée : Zoé?
Zoé : Ouin… bin… Marie m'a demandé de ne pas t'en parler…
Josée : Pardon? Qu’est-ce qui se passe? Est-ce qu’elle va bien? Pourquoi elle ne veut pas m’en parler? Je suis sa mère!
Zoé : Ce n’est pas à moi de te le dire maman… Marie a peur que tu la juges, tu sais, des fois tu as des opinions assez tranchées… Elle n’a pas envie que tu lui fasses la morale…
Josée : Zoé Catherine Clément! Je suis votre mère, je vous ai portées et mises au monde, je pense que j’ai le droit de savoir si ma fille va bien ou non! Là, je te le demande pour la dernière fois, sinon, je raccroche et je vais directement chez ta sœur!
Zoé : NON! Maman, ne fais pas ça! Ça n’aidera pas Marie du tout!
Josée : Alors, dis-moi !
Zoé : … Marie et son chum… ça ne va pas vraiment bien ces temps-ci… il n’est pas toujours gentil avec elle.
CHOIX #1 :
Josée : Pardon? Ah ben mon caliss! Que je le vois faire du mal à ma fille! Je m’en vais la chercher et je la ramène à la maison! Zoé proteste, mais Josée raccroche et se dirige vers chez Marie.
CHOIX #2 :
Josée : Qu’est-ce que tu veux dire pas toujours gentil avec elle? Voyons, je ne comprends pas pourquoi elle ne veut pas m’en parler! Je ne la jugerai jamais! … Et là, elle ne me répondra pas plus si je l’appelle… Zoé, j’ai besoin de plus d’informations, je suis vraiment inquiète là… Peux-tu lui faire le message que je l’aime, que je suis là pour elle et qu’elle peut me faire confiance?
Zoé : … Je vais voir ce que je peux faire maman… Capote pas là…
[[CHOIX #1]] [[CHOIX #2]]
En fonçant directement chez Marie, Josée, animée par son inquiétude et son désir de protéger sa fille, a malheureusement pris un risque. Marie s'est retrouvée dans une situation très difficile : Elle a été prise de court et s'est sentie envahie, surtout qu'elle n'était pas prête à parler de sa situation à sa mère. Le fait que Zoé ait "trahi" sa confiance en parlant à Josée a brisé le lien qu'elles avaient, isolant Marie encore plus de son seul soutien. En étant forcée de choisir entre sa mère et son copain, Marie a pu se sentir piégée et même plus vulnérable face à l'agresseur, qui pourrait soupçonner qu'elle a parlé ou l'a mise en garde contre le fait de contacter sa famille. Ce type d'intervention, bien qu'intentionné, peut mettre la victime en danger, l'éloigner des personnes qui veulent l'aider et renforcer l'emprise de l'agresseur. Pour aider efficacement un proche d’une victime de violence conjugale, il est crucial d'adopter une approche qui respecte son rythme, sa sécurité et sa capacité à décider.
C'est une opportunité d'apprendre ! Ce n'est pas grave, cela arrive souvent de ne pas savoir comment réagir dans une telle situation. Recommencez et explorez une autre approche. Chaque tentative vous outillera davantage pour mieux accompagner votre proche.
[[ SUIVANT]]Félicitation! Vous avez sélectionné la bonne réponse! Le choix #2, protège le lien entre Zoé et Marie. Même si Zoé a fini par donner de l’information à sa mère, Zoé sera capable de justifier la situation et de partager le message de sa mère. Savoir que ça mère est là pour elle et qu’elle ne la jugera pas fera peut-être en sorte que Marie décidera de se confier à sa mère. Il se peut aussi que cela défasse une certaine distorsion cognitive que Marie a vis-à-vis ça mère qui peut avoir été instauré par la manipulation et la violence psychologique du conjoint violent.
[[SUIVANT ]]Discussion entre Zoé et Marie
Zoé : Je suis contente de te voir ma sœur ! On ne se voit plus beaucoup.
Marie : Ouin… Je suis pas mal occupée ces temps-ci. Et Xavier trouve qu’on passe assez de temps ensemble. Donc, je n’ai pas beaucoup de temps libre…
Zoé : Ouais, mais n'oublie pas de te garder du temps pour la famille et tes amis ! Ils sont tout aussi importants.
Marie : Ouin je sais…
Zoé : … Marie, j’ai quelque chose à te dire…
Marie : Quoi?
Zoé : J’ai parlé avec maman il y a deux jours… Elle essaie de te rejoindre et elle commence à être inquiète… Je sais que tu ne voulais pas lui parler parce que tu as peur de son jugement. Mais, Marie… je commence vraiment à être inquiète pour toi, et je trouve que c'est une grosse charge sur mes épaules d'être la seule au courant pour Xavier et toi… Et je n'aime pas ce que tu me racontes. Ce n’est pas normal comme comportement et j’ai peur pour toi. Maman s'en allait débarquer chez toi, alors je n'ai pas eu le choix de lui dire que ça n'allait pas. Mais je n'ai rien dit de plus !
Marie : WTF Zoé ? Je t'avais dit de ne parler à personne !
Zoé : Marie, je sais, mais comme je t’ai dit, je suis inquiète pour toi et j’ai peur ! Et sais-tu ce que maman m'a dit ? Elle m’a dit de te dire qu’elle ne te jugera JAMAIS ! Qu’elle est ta mère, qu’elle t’aime et sera toujours là pour toi. Tu étais tellement proche de maman quand on était plus jeunes ! Je ne comprends pas pourquoi maintenant tu t’éloignes comme ça et ne veux plus lui parler… Est-ce qu'il s’est passé quelque chose entre vous deux ?
Marie : Non, pas spécifiquement…
Zoé : C’est quoi alors ?
Marie : Eh bien… C’est Xavier qui m’a fait remarquer des comportements et des commentaires de maman… Ça m'a peut-être joué dans la tête…
CHOIX #1 :
Zoé : Qu’est-ce que tu en penses si j’organise un moment avec maman et qu’on regarde ça avec elle ? On veut juste t’aider et être là pour toi. On ne te jugera pas. On t’aime Marie.
CHOIX #2 :
Zoé : C’est sûr que c’est lui qui te joue dans la tête ! Voyons Marie, tu es une femme intelligente et tu as une tête sur les épaules ! Pourquoi tu le laisses te manipuler comme ça ?
[[ CHOIX 1]] [[ CHOIX 2]]
La proposition de Zoé ouvre grandement la porte à Marie pour se confier et élargir son réseau d'aide. C'est extrêmement important pour les victimes de violence conjugale. Rassurer Marie qu'elle ne sera pas jugée est crucial. Les femmes victimes de violence conjugale ont l'impression d'être jugées constamment et elles se jugent énormément elles-mêmes. En lui offrant de l'accompagner, cela montre à Marie qu'elles ne veulent pas la forcer à prendre une décision ou à poser une action. C'est très important, car les actions et les choix doivent venir de la victime elle-même. On ne peut pas forcer la victime à prendre des décisions ; ce genre de comportement l'éloignerait et l'isolerait encore plus. Les proches des victimes de violence conjugale peuvent avoir un impact très positif, mais l'inverse est également vrai.
Voilà pourquoi s'informer et se sensibiliser sur le sujet est si important. Vous pouvez être fier de vous !
[[ SUIVANT ]]Malheureusement, ce n'est pas le bon choix ! La réponse de Zoé met la responsabilité sur Marie, et elle pourrait se sentir jugée. Ce qui peut entraîner que Marie s'éloigne de Zoé et s'isole encore plus. La violence psychologique joue énormément sur le mental des victimes. Elle est insidieuse et subtile. C'est l'une des techniques des conjoints violents pour avoir le contrôle sur leur victime et l'isoler encore plus. Ce n'est pas grave, vous êtes ici pour apprendre ! Chaque tentative vous outillera davantage pour mieux accompagner votre proche.
[[SUIVANT ]]Quelques semaines plus tard, Marie a accepté la proposition de sa sœur. Marie rejoint donc sa sœur et sa mère dans un petit café du centre-ville.
Josée : Allô, ma cocotte! Josée prend Marie dans ses bras. Marie fond dans les bras rassurants et réconfortants de sa maman.
Marie : Salut maman…
Zoé : Hey, moi aussi je suis là! Zoé les enlace toutes les deux de ses bras.
Zoé : Bon! Vous voulez quoi? Je vais aller commander au comptoir.
Marie et Josée donnent leur commande.
Josée : C’est drôle comme endroit pour se rencontrer, je trouve… on va quand même parler d’un sujet sérieux… Tu n’aurais pas préféré faire ça à la maison ou chez ta sœur ?
Marie : Ah non, pas vraiment… J’avais envie d’un café.
Ce que Marie ne dit pas, c’est que Xavier surveille sa géolocalisation et il n’aurait pas été content. Le café se trouve dans un grand immeuble avec des commerces et des services divers, comme coiffure, dentiste, etc. Moins de risque de se faire prendre et d'en entendre parler toute la nuit.
Zoé revient avec les breuvages. Josée et Zoé ne mettent pas de pression sur Marie pour qu’elle commence à parler de sa relation avec Xavier. Elles vont à son rythme. Marie explique la situation.
Marie : … Donc, c’est ça là… Xavier est vraiment jaloux et possessif, c’est pour ça que vous me voyez moins. Et c'est vrai qu'il peut être vraiment intense quand il se fâche, mais c'est moi qui ai fait quelque chose de pas correct… Et en plus, quand il pète une coche, il se sent vraiment mal après, il m'achète des fleurs pour s'excuser et me promet qu'il va faire des efforts. Il en fait pour de vrai en plus, il est super cute et super fin... Eh bien, jusqu’à ce que je refasse une bêtise… Mais ce n'est pas si intense que ça ! Vous capotez pour rien. Il m’aime et je l’aime ! Et je crois que c’est normal que je veuille m’investir dans mon couple ! Donc, c’est normal que j’aie moins de temps pour vous voir !
CHOIX #1
Josée : Ma fille, tu es jeune et naïve. Écoute-moi, je sais quoi faire, je sais ce qu'il faut que tu fasses. Parce que ce n'est clairement pas correct comme relation et tu dois sortir de là !
CHOIX #2
Zoé : Okay je vois… Je ne suis pas vraiment rassurée avec ce que tu viens de nous dire, mais je respecte tes choix. Est-ce que tu penses qu’on peut mettre en place un plan pour se préparer dans l’éventualité que tu souhaites quitter ? Tu nous dis qu’il est très jaloux et possessif, j’ai donc peur de sa réaction. Fais-le pour me rassurer, c’est plus pour moi que pour toi. Je vais mieux dormir si on a quelque chose en place pour t’aider rapidement si besoin…
CHOIX #3
Zoé : Marie, je m’ennuie vraiment de ma sœur. Je comprends que tu veux t’investir dans ton couple, c’est normal. Mais est-ce que tu penses qu’on peut quand même se planifier des moments ensemble, comme une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines ? Ça me ferait vraiment plaisir.
[[ CHOIX 1]] [[CHOIX 2 ]] [[ CHOIX 3]]
Salut! Tu es sur le point de commencer une expérience tout à fait unique! Tu t’apprêtes à sauter dans les souliers de Josée et Zoé. Mais avant d’aller plus loin, j’ai besoin de te faire certains ''avertissements''. Cette mise en situation est inspirée de faits réels, mais tous les lieux et personnages sont de la fiction. Les sujets suivants seront abordés : violence conjugale, violence conjugale post-séparation, violence physique, violence sexuelle, violence psychologique, violence économique, violence technologique, violence verbale, violence sociale et violence spirituelle. Si tu es sensible à ces sujets, nous t’invitons à jouer avec quelqu’un qui pourra te supporter si ça devient trop difficile. Le but de ce jeu est de sensibiliser et informer les proches des victimes de violence conjugale afin de les outiller à mieux accompagner leur proche dans cette épreuve et à se protéger par le fait même. Si tu es prêt à commencer,
Cliquez sur SUIVANT.
[[SUIVANT]]
L'intention de Josée peut être remplie de bonnes intentions, mais la dénigrer en lui disant qu'elle est jeune et naïve vient l'invalider. Le message que cela envoie, c'est que sa mère n'a pas confiance en ses capacités à prendre des décisions. Le fait aussi que Josée lui dise de l'écouter, affirmant qu'elle, elle sait quoi faire, n'est pas ce dont Marie avait besoin. Ce qu'elle voulait, c'était de l'écoute active et du non-jugement de la part de sa mère. Le commentaire de Josée renforce donc le sentiment de Marie vis-à-vis sa mère et donne du pouvoir à la manipulation de Xavier sur l'image de sa mère. Cela brisera le lien, et Marie ne se tournera plus vers sa mère pour de l'aide. En disant à Marie qu'elle doit sortir de là, cela peut la mettre sur la défensive et la pousser à s'éloigner davantage.
Ce n'est pas grave, vous êtes ici pour apprendre ! Chaque tentative vous outillera davantage pour mieux accompagner votre proche.
[[ SUIVANT ]]Malheureusement, ce n'est pas le bon choix ! L'approche de Zoé est bonne pour une victime qui a déjà réalisé qu'elle est dans une relation de violence conjugale et qui a elle-même commencé à penser à l'éventualité de quitter la relation. Il est impératif d'établir des « plans de sécurité » pour préparer le moment du départ. Les conjoints violents peuvent être très imprévisibles et on ne sait jamais jusqu'où ils seront prêts à aller pour garder le contrôle sur leur victime, même s'il n'y a jamais eu d'épisode de violence physique durant la relation. Dans la situation actuelle, Marie n'est pas rendue à ce stade. Elle n'a pas encore réalisé qu'elle est dans une relation de violence conjugale, et elle n'a pas fait allusion à son départ non plus. Donc, elle pourrait mal le prendre si sa sœur aborde ces sujets. De plus, Marie fait peut-être un peu d'évitement et ne veut pas voir la réalité de la situation, car, rappelons-le, elle ne dit pas la raison pour laquelle elles sont au café et non à la résidence de sa mère ou sa sœur. Elle ne donne donc pas tous les détails à sa famille. Est-ce par peur du jugement ? Parce qu'elle ne le réalise pas ? Parce qu'elle a honte ? Parce qu'elle ne croit pas que c'est si grave que ça ? Toutes ces questions peuvent être la bonne réponse. Nous pouvons aussi voir que Marie est clairement dans le cycle de violence conjugale. Un élément déclenche une crise ; ici, c'était une « erreur » de Marie. Ensuite, s'ensuit la justification et les excuses : ce n'est pas la faute de Xavier, mais bien celle de Marie. Pour ensuite entrer dans la phase de la « lune de miel » : les promesses de changer, les cadeaux, ça va bien, ils s'aiment… Jusqu'à ce qu'un nouvel événement déclenche la prochaine crise.
Ce n'est pas grave, vous êtes ici pour apprendre ! Chaque tentative vous outillera davantage pour mieux accompagner votre proche.
[[ SUIVANT ]]Zoé utilise son besoin de voir sa sœur pour maintenir le contact et s'assurer d'être présente pour elle. Il n'y a pas de jugement ni de conseil non sollicité. Ceci est une bonne stratégie pour entretenir le lien avec la victime et éviter qu'elle ne soit complètement isolée. Zoé voit bien que sa sœur n'est pas prête à faire face à la réalité, donc elle garde ses distances et ses commentaires, mais reste à l'affût et prête à réagir pour aider sa sœur si elle en a besoin.
Vous avez fait un excellent choix !
[[ SUIVANT ]]Trois mois plus tard… Marie avait accepté la demande de sa sœur et avait réussi à garder contact régulièrement. Josée se joignait régulièrement à leurs petits rendez-vous, ce qui a permis à Marie de regagner confiance en sa mère et de solidifier leur lien. Marie était plus à l'aise et partageait sa situation avec plus de détails. Elle commençait à comprendre qu'il y avait quelque chose d'anormal dans sa relation, mais n'était pas prête à dire qu'elle vivait de la violence conjugale, parce que Xavier ne l'avait jamais frappée.
10 juin 2025, 1h18 du matin.
Le téléphone sonne… Josée se réveille et répond au téléphone à moitié consciente.
Josée : Allô?
Marie : (silence)
Josée : Marie, est-ce que c'est toi?
Marie : (bruit de pleurs) Maman… (encore plus de pleurs)
Josée : Marie ?! Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que tu vas bien ?!
Marie : (pleurs) Maman, peux-tu venir me chercher?
Josée : Euh, OK ! Tu es chez toi ? Ça va ? Xavier est-il avec toi ?
Marie : Xavier m'a frappée… il a trop bu…
Josée : Il est où, Xavier ? (avec panique dans la voix)
Marie : Je ne sais pas… (pleurs) Je pense qu'il est parti en auto.
Josée : Je pars tout de suite, ma fille. J'arrive dans 15 minutes !
15 minutes plus tard… Marie est dans la voiture de sa mère.
CHOIX #1
Josée ramène Marie à la maison. Elle lui dit de rester ici pour les prochains jours, le temps que ça se calme et qu'elle prenne une décision.
CHOIX #2
Josée va porter sa fille à la Maison des Femmes de leur région. Rendu à destination, Marie refuse, mais Josée la convainc de juste rentrer et rencontrer l'intervenante… Marie accepte.
[[ CHOIX #1 ]] [[ CHOIX #2 ]]
CHOIX 1
40 minutes après être arrivée chez sa mère, Xavier arrive sur place, défonce la porte et tue tout le monde dans la maison avec un pistolet illégal acheté sur le marché noir. Il se suicide par la suite.
Dans les nouvelles du lendemain :
« 8e féminicide pour 2025 ! Une femme et ses parents tués dans la résidence parentale. » « Jeune homme de 28 ans tue sa conjointe et les parents de cette dernière en plein milieu de la nuit. D'après une source, une altercation a éclaté au milieu de la nuit entre la jeune femme et monsieur. La jeune fille s'est enfuie de sa résidence et est partie se cacher chez ses parents. Monsieur avait accès à la géolocalisation de madame, il l'a donc retrouvée rapidement et commet le geste ultime : féminicide, homicide et suicide. »
Vous pensez peut-être que ce dénouement est exagéré, mais malheureusement, il ne l'est pas. Comme déjà mentionné dans le jeu, on ne sait jamais jusqu'où un conjoint violent sera prêt à aller pour garder le contrôle sur sa victime. Et le féminicide est le contrôle absolu. Le réflexe d'amener la victime à la maison est tout à fait naturel, encore plus pour les parents. Cependant, vous pouvez mettre votre vie en danger, car, comme dans la mise en situation, l'agresseur connaît très souvent l'endroit et ne rencontrera aucune difficulté à retrouver la victime. Ce qui la met, elle et les résidents de la maison, en danger.
Nous vous invitons à revenir en arrière pour choisir le choix #2 et comprendre pourquoi c'était la bonne approche !
[[ SUIVANT ]] CHOIX #2
Marie reçoit un accueil chaleureux à la Maison des Femmes. L'intervenante la rassure qu'elle est en sécurité. Elle lui demande de fermer sa géolocalisation. Elle lui propose d'aller se coucher et de parler de sa situation après une bonne nuit de repos. Marie accepte. Elle remercie sa mère et lui dit qu'elle lui donnera des nouvelles le lendemain. Sa mère quitte avec réticence, mais sait que Marie est entre de bonnes mains et en sécurité.
Les maisons d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale sont l'endroit le plus sécuritaire pour une femme en situation de crise qui doit sortir d'une relation de violence et se mettre en sécurité. Les femmes y reçoivent un suivi personnalisé et sont accompagnées dans leur démarche pour se sortir de leur relation de violence. Les maisons ont des vitres pare-balles, personne ne peut y entrer sauf si une intervenante leur ouvre la porte. Il y a des caméras de sécurité et les intervenantes ont des boutons panique qui sont reliés à la centrale d'urgence. Donc, en situation d'urgence, les policiers sont sur place en quelques minutes seulement. L'adresse est aussi confidentielle, rendant plus difficile pour le conjoint violent de retrouver la femme. Ce qui explique pourquoi l'intervenante a demandé à Marie de fermer sa géolocalisation dès son arrivée.
[[CONCLUSION]]
Et voilà ! Vous avez parcouru le chemin de Marie dans les souliers de Josée et Zoé ! Nous espérons sincèrement que vous avez appris l'impact important que vous, en tant que proche, pouvez avoir sur la vie d'une victime de violence conjugale. Nous espérons aussi que cette mise en situation vous apportera des outils et des pistes d'intervention pour pouvoir rester présent et maintenir le lien auprès de votre proche victime.
Vous avez maintenant terminé le jeu. C'est une excellente occasion d'explorer les différentes facettes de l'accompagnement d'une victime de violence conjugale.
Nous vous invitons à recommencer le jeu en explorant des choix différents, y compris ceux qui mènent à des conséquences moins favorables. Ces scénarios, malheureusement réalistes, vous apporteront des informations cruciales et des explications détaillées sur les pièges à éviter. Vous pourrez ainsi mieux comprendre les dynamiques de la violence conjugale et accompagner au mieux une victime.
Chaque choix est une opportunité d'apprendre et de vous outiller davantage en tant que proche d'une victime.
Si vous avez des questions ou besoin de parler de votre situation, vous pouvez nous contacter au (418) 296-4100.
La Maison Anita-Lebel vous remercie pour votre participation.
[[CRÉDIT]]
CRÉDIT
Mise en situation : Jessica Dufour
Correction :
Plateforme : twinery.org